Jérôme Morisset : 2ème français à l’IRONMAN WORLD CHAMPIONSHIP 70.3 de Marbella

À 54 ans, ce chef de service et sportif accompli, prouve qu’il est possible d’allier engagement professionnel et passion pour le sport. 

À ceux qui pensent qu’il est impossible de concilier sport intensif, engagement professionnel, vie de famille et vie sociale. À ceux qui pensent aussi que l’âge fixe des limites, raccourcit les horizons et altère l’envie. Faites la connaissance de Jérôme Morisset, 54 ans, Chef de service Génie Civil basé à Vannes, et fort de 16 années d’ancienneté au sein du Groupe Legendre. 

 

Porté par des valeurs fortes, en adéquation avec celles de l’entreprise, Jérôme a réalisé, le 9 novembre 2025, une performance sportive majeure. 

Top 20 mondial, 2ème français à l’IRONMAN WORLD CHAMPIONSHIP 70.3 de Marbella (Espagne)  

Mais concrètement, qu’est-ce qu’un Ironman 70.3 ? 

Il s’agit d’un triathlon labellisé Ironman, composé de 1,9 km de natation, 90 km de vélo (dont 1 660 m de dénivelé positif sur le parcours de Marbella) et 21,1 km de course à pied. 

Pour ses premiers Championnats du Monde, Jérôme signe une performance remarquable : 19 sur 344 finishers, avec 4h47 d’effort bien gérés, à seulement 2 minutes de la 8 place. Après être sorti de l’eau en 90 position, il remonte progressivement le classement : 26 à la sortie du vélo, pour finalement achever la course avec le 19 temps de sa catégorie d’âge (M3). 

« La natation s’est bien passée. En me glissant en 2 ligne au départ, puis en me faisant doubler et en recevant pas mal de coups aussi… J’ai bien géré cette 1ʳᵉ épreuve, qui n’est pas mon point fort. Le vélo (drafting interdit, c’est-à-dire que l’on n’a pas le droit de rouler en groupe ni de bénéficier du phénomène d’aspiration) … Maintenant, ça y est, la course est lancée ! J’ai tout fait au capteur de puissance et évité la zone rouge (260 watts en régulation). Je prends du plaisir, je grimpe bien, je descends beaucoup moins bien… et je n’ai pas un vélo hyper performant de type contre-la-montre. Content de ma moyenne de 33 km/h, surtout avec les 1 600 m de D+. » 

Alors Jérôme, cette course ? 

« Tout s’est bien déroulé, et je suis fier d’avoir porté les couleurs Legendre sur une épreuve comme celle-là… En fait, tout se passe avant ! » 

Justement Jérôme, c’est comment “l’avant” ? À quoi ressemble une semaine type d’entraînement pour toi ?  

« C’est :
– 4 séances de natation, 2 000 à 3 000 m, avec des créneaux en piscine à 7h15 ou 20h50.
– 3 à 4 sorties à pied, le midi ou le soir : 1 en fractionné, 1 à 2 footings (10 à 12 km), 1 sortie longue (17 à 20 km).
– 3 sorties vélo, dont 2 sorties longues (90 à 100 km) le week-end. 

Quand tu fais 20 x 400 m en fractionné, c’est là où il se passe beaucoup de choses : le mental, l’exigence, la douleur, l’endurance, la persévérance. Ce sont ces séances qui t’apportent la puissance et la confiance. » 

Comment arrives-tu à tout concilier ? 

« Les semaines sont bien remplies ! En plus, j’ai besoin de 8 heures de sommeil par jour. Je partage ce programme intensif et exigeant avec mon travail et ma vie de famille. Quand il y a des contretemps avec le travail, le plan d’entraînement est adapté. J’ai une femme, sportive elle aussi, qui me comprend. C’est ma première supportrice. Deux enfants, pas sportifs. Ça viendra plus tard. Ou pas. Qu’importe. Enfin, j’ai une très bonne hygiène de vie. » 

Où trouves-tu le plaisir ? 

« Avec les autres qui s’entraînent avec moi : le club, les copains. Les séances, même si elles sont très exigeantes parfois, procurent du bien-être. Tu vois ta forme et ton corps évoluer, c’est une vraie satisfaction. Et puis vient la course : c’est avant tout la récompense et le plaisir. » 

Quelle est la raison profonde qui t’amène à faire tout ça ? 

« L’addiction au sport, une façon de vivre, l’envie de repousser les limites, l’adrénaline des compétitions. » 

Comment es-tu arrivé au sport ? Classiquement, avec les parents, l’école ? 

« Non, pas du tout. Avec l’armée, mon premier métier avant d’intégrer le Groupe. J’ai commencé à courir et j’ai vu que je pouvais avoir des résultats intéressants. Mes meilleures performances à cette époque sont : Champion départemental et Vice-champion de France par équipe, en cross 10 km. » 

Pourquoi avoir choisi le triathlon maintenant ? 

« C’est un sport porté pour 2 disciplines sur 3, donc beaucoup moins impactant que la course à pied. À mon âge maintenant, c’est plus raisonnable. Je m’y suis mis il y a seulement 3 ans et j’apprécie beaucoup. Gérer 3 disciplines différentes en même temps, c’est intéressant. J’ai un petit regret de ne pas m’y être mis plus tôt. » 

Mais au fait, comment t’es-tu qualifié pour les Championnats du Monde ? 

« Je me suis inscrit à l’Ironman de Nice fin juin. Une épreuve internationale réputée. Ma première. En mode découverte. Seul. Sans renseignements sur mon positionnement. Je gagne sans le savoir. Je gagne dans ma catégorie d’âge en doublant, juste avant l’arrivée, une référence de la discipline. Alors… tout devient possible ! Et pourquoi pas les Championnats du Monde ? » 

Et maintenant ? 

« J’ai beaucoup appris lors de ces deux épreuves majeures. J’ai pour objectif de faire un top 5 lors de l’un des trois prochains Championnats du Monde. Nice, en 2027, sera un gros objectif. » 

Inarrêtable.